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Zimbabwe: action en justice pour que les prisonniers aient accès aux traitements anti-VIH
<p>Staff Writer</p>
September 10, 2012

HARARE, 10 sept 2012 (AFP) - Un Zimbabwéen séropositif qui s'est vu refuser des médicaments alors qu'il était en prison l'année dernière a saisi la justice pour obliger les autorités à permettre aux détenus d'avoir accès aux antirétroviraux, a déclaré son avocat lundi.

Douglas Muzanenhamo, qui est porteur du VIH depuis dix-huit ans, veut améliorer le suivi médical des prisonniers, qui sont souvent privés des soins médicaux de leur choix ou se voient régulièrement empêchés de recevoir des médicaments de leur famille lorsqu'ils sont en garde à vue.

Muzanenhamo n'a pas pu prendre ses antirétroviraux après son arrestation, avec 44 autres militants des droits de l'Homme, sous l'accusation de tentative de complot contre le président Robert Mugabe. Les militants avaient assisté à une réunion évoquant des leçons à tirer du Printemps arabe, mais ils ont été accusés de complot anti-Mugabe.

"Ce que nous leur demandons, c'est qu'ils prennent des mesures concrètes et immédiates pour protéger les personnes vivant avec le VIH ou le sida dans les prisons ou quand ils sont arrêtés", a indiqué Tawanda Zhuwarara, l'avocat de Muzanenhamo.

Dans sa saisie de la Cour suprême, Muzanenhamo dit qu'il a été détenu dans une "cellule sale" et n'a pas été autorisé à prendre ses médicaments.

"La cruauté est aggravée par le fait que les cellules étaient sales et clairement dangereuses pour la santé. (...) Les conditions dans lesquelles j'ai été placé ont réellement mis ma vie en danger. Je ne peux pas repousser l'infection de la même manière qu'un être humain sain. Mon système immunitaire est affaibli."

Muzanenhamo, qui a été libéré de prison sans inculpation, dit que son taux de CD4 a chuté de 800 à 579 à la suite de son passage en cellule.

Six de ses camarades ont été condamnés à une amende de 500 dollars chacun et à des travaux d'intérêt général pour avoir discuté des soulèvements du Printemps arabe à la conférence, en février 2011.



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