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Sida: le dépistage rapide permet d'atteindre les populations à risque (Aides)
<p>Staff Writer</p>
November 28, 2012

PARIS, 28 nov 2012 (AFP) - Les tests de "dépistage rapide" du sida permettent d'atteindre des personnes insuffisamment dépistées dans les populations à risque françaises, notamment les communautés gay et afro-caribéenne, selon un premier bilan fourni mercredi par l'association Aides.

Entre le 1er janvier et le 30 septembre dernier, des militants de la première association française de lutte contre le sida ont réalisé 12.695 tests de "dépistage rapide" dans 23 régions de France, dont 70% réalisés lors d'actions "hors les murs" c'est-à-dire dans des lieux publics, saunas, clubs, sex-bars.

En allant ainsi à la rencontre des populations à risque sur leurs lieux de vie, Aides a obtenu plus de 1% de résultats positifs sur l'ensemble des tests, soit 5 fois plus que dans l'offre de dépistage classique (0,2%).

Autorisé depuis novembre 2010, le test rapide réalisé par des non médecins a l'avantage d'apporter une réponse quasi immédiate à la personne qui s'y soumet, avec un délai de 30 minutes contre plusieurs jours d'attente pour les tests classiques.

Les taux de résultats positifs ont été les plus élevés parmi les gays originaires d'Afrique (3,49%), devant l'ensemble des homosexuels masculins (1,9%), les hétérosexuels d'origine africaine ou caribéenne (0,8%) et les hétérosexuels blancs (0,2%).

Autre avantage des tests rapides, ils ont été réalisés sur des personnes qui pour 30% d'entre elles n'avaient encore jamais été testées auparavant, un taux s'élevant à 45% pour les hétérosexuels d'origine caribéenne ou africaine.

Chez les homosexuels, plus familiarisés avec le dépistage, 21% avaient déclaré ne pas avoir fait de test depuis plus de deux ans.

Selon Aides, 30.000 à 40.000 personnent ignorent leur séroposititvité en France.

"Ce premier bilan confirme la pertinence de notre dépistage militant" relève l'association qui annonce un développement de son offre de dépistage du sida l'an prochain.

L'association compte également sur les liens de confiance établis par ses militants lors des entretiens préalables aux tests pour convaincre les séropositifs de se faire soigner, en réduisant le taux des "perdus de vue" qui atteint actuellement 30% pour les dépistages réalisés dans des établissements de soins.

L'association demande enfin aux autorités de mettre en place "au plus vite" des tests rapides démédicalisés pour dépister les hépatites virales B et C, "particulièrement virulentes parmi les populations migrantes et les usagers de la drogue".



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