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Gambie: Jammeh "va soigner le sida" dans un nouvel grand hôpital en 2015
<p>Staff Writer</p>
January 1, 2013

BANJUL (Gambie), 01 jan 2013 (AFP) - Le président gambien Yahya Jammeh, qui se dit capable de "guérir" le sida, a annoncé mardi la construction en 2015 d'un nouvel hôpital pouvant accueillir plus de 1.000 malades où il "va soigner" les personnes vivant avec le virus du sida, dans un discours de Nouvel An.

Ce nouvel hôpital, qui devrait accueillir des patients souffrant également de maladies autres que le sida, "sera inauguré et pleinement opérationnel en 2015" avec une capacité de 1.111 lits, a déclaré le chef de l'Etat gambien dans un discours retransmis en direct sur la télévision publique.

"Avec ce projet, nous avons l'intention de soigner 10.000 malades du sida tous les six mois avec la médecine traditionnelle", a-t-il ajouté sans préciser s'il s'agit de patients gambiens ou originaires d'autres pays et le site devant accueillir le projet.

Aucune précision n'a été donnée sur le nombre de personnes vivant avec le VIH sida en Gambie, un petit pays anglophone enclavé dans le Sénégal et dont la population était de 1,75 million d'habitants selon des chiffres de la Banque mondiale en 2010.

Le chef de l'Etat gambien se pose en homme doté de pouvoirs mystiques et selon sa biographie officielle, a comme "disposition particulière" d'avoir "une vaste connaissance dans la médecine traditionnelle, surtout dans le traitement de l'asthme et de l'épilepsie".

Ces dernières années, la stérilité et le sida se sont ajoutés à la liste des maux que Jammeh prétend pouvoir "guérir" avec des plantes et des incantations mystiques lors de séances collectives diffusées par les médias publics. Sourd au tollé qu'il a suscité au sein des acteurs de la lutte contre le VIH-sida, il poursuit ses "traitements" controversés.

Porté au pouvoir par un coup d'Etat en 1994, M. Jammeh a ensuite été élu en 1996 pour cinq ans, puis réélu trois fois (2001, 2006, 2011). Il a fait adopter en 2002 un amendement constitutionnel supprimant la limite du nombre de mandats. Son régime est régulièrement critiqué par des défenseurs des droits de l'Homme pour des violations des libertés.



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