Table of Contents: CATIE TreatmentUpdate - 2008


Canadian AIDS Treatment Information Exchange
Edited by: Sean Hosein

 TreatmentUpdate 169: August / September - Vol. 20, No. 5

EnglishFrançais 

  I ANTI-HIV AGENTS: A. Good news for HAART users
In high-income regions such as North America, Western Europe and Australia, highly active antiretroviral therapy (HAART) has been available since about 1996. In these regions, HAART's impact has been dramatic. For instance, once-dreaded AIDS-related infections are now uncommon in HIV positive people who are aware of their health status, keep regular appointments with their health care team and adhere to treatment.

  I AGENTS ANTI-VIH : A. Une bonne nouvelle pour les patients en multithérapie
La multithérapie antirétrovirale est accessible depuis environ 1996 dans les pays à revenu élevé d'Amérique du Nord, d'Europe occidentale et en Australie. Dans ces régions, l'impact de la multithérapie a été spectaculaire. Plusieurs infections liées au sida qui donnaient autrefois des frissons sont maintenant peu fréquentes chez les personnes séropositives qui veillent à leur santé, qui respectent leurs rendez-vous médicaux et qui suivent fidèlement leur traitement.

  II ANTI-CANCER AGENTS: A. Kaposi's sarcoma—past and future
One of the hallmarks of AIDS, particularly in the early years of the pandemic, was the appearance of skin tumours called Kaposi's sarcoma (KS). During the 1980s, KS was very common in people with AIDS. Indeed, in those years, sometimes the only initial signal of immune dysfunction was KS.

  II CANCER : A. Le sarcome de Kaposi hier et demain
L'une des manifestations les plus fréquentes du sida, particulièrement durant les premières années de la pandémie, est l'apparition de lésions cutanées appelées sarcomes de Kaposi (SK). Durant les années 80, le SK était très répandu chez les personnes atteintes du sida. De fait, à cette époque, le SK était souvent le premier signe de dysfonction immunitaire.

  II ANTI-CANCER AGENTS: B. More about KS
KS is divided into four types depending partly on ethnicity and geography, as follows: Classic KS; Endemic KS; Immune-suppressed KS; AIDS-related KS.

  II CANCER : B. Plus sur le SK
Il existe quatre variétés de sarcomes de Kaposi (SK). Les distinctions reposent partiellement sur l'ethnicité et partiellement sur la géographie, comme suit : Le SK classique; Le SK endémique; Le SK des immunodéprimés; Le SK lié au sida.

  II ANTI-CANCER AGENTS: C. KS in HIV negative men
Studies in Western Europe and the United States suggest that about 25% of gay men are infected with HHV-8. In contrast, in women and in men who are not MSM, rates of infection are less than 5%.

  II CANCER : C. Le SK chez les hommes séronégatifs
Les résultats d'études menées en Europe occidentale et aux États-Unis portent à croire qu'environ 25 % des hommes gais sont infectés par le HHV-8. Par contre, chez les femmes et les hommes n'ayant pas de relations sexuelles avec d'autres hommes, la prévalence du HHV-8 se situerait à moins de 5 %.

  II ANTI-CANCER AGENTS: D. Liposomal chemo for KS
In HIV positive people with a limited number of KS lesions (less than 10) and no other KS-related complications, research-dermatologists have recently recommended that doctors prescribe HAART. They suggest that the immune recovery associated with HAART will, in the medium- or long-term, cause these limited number of lesions to fade.

  II CANCER : D. La chimiothérapie liposomale pour le SK
La multithérapie antirétrovirale supprime la production de VIH, ce qui permet au système immunitaire de commencer à se réparer. Par conséquent, des infections autrefois difficiles à traiter commencent habituellement à répondre aux traitements et les chances de rémission augmentent.

 TreatmentUpdate 168: June / July - Vol. 20, No. 4

English  Françias

  I CO-INFECTIONS: A. Coming up: updates on hepatitis C
Hepatitis C virus (HCV) and HIV are spread through similar means, such as sharing contaminated equipment for substance use and tattooing and having unprotected sex. As a result, co-infections with HCV and HIV are relatively common.

  I CO-INFECTIONS : A. Bientôt à l'affiche : mises à jour sur l'hépatite C
Le virus de l'hépatite C (VHC) et le VIH se transmettent de façons semblables, notamment par le partage de matériel contaminé servant à la consommation de drogue et au tatouage, ainsi que par les relations sexuelles non protégées. Par conséquent, la co-infection par le VHC et le VIH est un problème relativement courant.

  I CO-INFECTIONS: B. The growing problem of insulin resistance
Insulin is an important hormone that is made by the pancreas gland. This hormone helps cells absorb sugar (glucose) from the blood. Inside a cell, glucose is burned to release energy that the cell needs to operate efficiently.

  I CO-INFECTIONS : B. L'insulinorésistance : un problème croissant
L'insuline est une hormone importante qui est fabriquée par le pancréas. Cette hormone aide les cellules à absorber du sucre (glucose) à partir du sang. Une fois à l'intérieur des cellules, le glucose est « brûlé » afin de libérer l'énergie nécessaire au bon fonctionnement des cellules.

  I CO-INFECTIONS: C. Risk factors for insulin resistance in hep C
Researchers are increasingly finding that HCV infection causes many problems, some of them unexpected. Initially, HCV was thought of as a liver infection that damaged that organ. But researchers now know that HCV can cause additional problems, including the following: changes to cholesterol levels in the blood; damage to the mitochondria (a cell's power-plant)—damaged mitochondria don't produce enough energy, and, as a result, cells can malfunction and die.

  I CO-INFECTIONS : C. Facteurs de risque d'insulinorésistance dans le contexte de l'hépatite C
Les chercheurs ne cessent de découvrir des problèmes associés à l'infection au VHC, dont quelques-uns étaient insoupçonnés. Autrefois, on considérait le VHC comme une infection hépatique qui causait des dommages au foie. Mais les chercheurs savent maintenant que le VHC peut causer d'autres problèmes aussi, y compris les suivants : changements dans les taux de cholestérol dans le sang; lésions mitochondriales (centrale énergétique des cellules) – les mitochondries endommagées n'arrivent pas à produire suffisamment d'énergie, donc les cellules se mettent à mal fonctionner et à mourir. Faute d'énergie suffisante, les personnes atteintes du VHC risquent de se sentir fatiguées plus facilement; augmentation des niveaux d'oxydation et, par conséquent, une augmentation du nombre de composés susceptibles d'endommager les cellules. Plusieurs rapports ont fait état d'un lien entre l'infection au VHC et le diabète ou des affections prédiabétiques telles que l'insulinorésistance (IR).

  I CO-INFECTIONS: D. French study finds recovery from hep c blocked by insulin resistance
Researchers in Paris, France, conducted a study to assess the impact of insulin resistance (IR) on recovery from HCV infection in people co-infected with HIV. In this study of more than 200 participants, 32% had insulin resistance. Troublingly, rates of recovery from HCV infection were reduced in cases of IR.

  I CO-INFECTIONS : D. Une étude française découvre que la guérison des personnes atteintes d'hépatite C est empêchée par l'insulinorésistance
Des chercheurs de Paris ont réalisé une étude pour évaluer l'impact de l'insulinorésistance sur le rétablissement des personnes atteintes d'hépatite C co-infectées par le VIH. Dans le cadre de cette étude menée auprès de plus de 200 participants, 32 % souffraient d'insulinorésistance. Chose troublante, les taux de guérison de l'infection au VHC étaient plus faibles lorsque l'insulinorésistance était présente.

  I CO-INFECTIONS: E. Dangerous liaisons: risky sex, drugs and hep C
Over the past several years, reports from Australia, Western Europe and the United States suggest that outbreaks of HCV infection are occurring among HIV positive bisexual and gay men who do not inject drugs. These findings raise the possibility of HCV being a sexually transmitted infection. To find out exactly why some men who have sex with men (MSM) are susceptible to HCV, researchers in the UK conducted a study with extensive interviews and molecular analysis of HCV.

  I CO-INFECTIONS : E. Liaisons dangereuses : activités sexuelles à risque, drogue et hépatite C
Depuis quelques années, des rapports en provenance de l'Australie, de l'Europe occidentale et des États-Unis laissent croire que des éclosions d'hépatite C sont en train de se produire chez des hommes séropositifs gais et bisexuels qui ne consomment pas de drogue injectable. Ces rapports soulèvent la possibilité que le VHC soit une infection transmissible sexuellement. Pour déterminer pourquoi certains hommes ayant des relations sexuelles avec d'autres hommes (HRSH) seraient vulnérables au VHC, des chercheurs du Royaume-Uni ont mené une étude consistant en des entrevues en profondeur et des analyses moléculaires du VHC.

  I CO-INFECTIONS: F. Rapid liver damage after recent HCV co-infection
HCV infection of the liver triggers a process of gradually increasing damage to that organ. With HCV, healthy liver tissue is replaced by inflamed and scarred tissue (fibrosis). In people with HCV mono-infection, it can take up to several decades before severe liver damage, liver cancer and death occur.

  I CO-INFECTIONS : F. Le foie subit rapidement des dommages à la suite d'une co-infection par le VHC
L'infection du foie par le VHC déclenche un processus se caractérisant par la dégradation graduelle de cet organe. En présence du VHC, le tissu sain du foie est remplacé par du tissu cicatriciel enflammé (fibrose). Chez les personnes atteintes d'une mono-infection au VHC, plusieurs décennies peuvent s'écouler avant que des lésions graves du foie apparaissent. Ces lésions peuvent évoluer en cancer et la mort risque de s'ensuivre.

  I CO-INFECTIONS: G. Some good news about HAART and liver health
The weakened immunity associated with HIV infection can accelerate HCV-related liver damage. Because HAART can help to partially restore the immune system, researchers have wondered if it can indirectly help decrease HCV-related damage. Results from a German study suggest that this is indeed the case.

  I CO-INFECTIONS : G. La multithérapie et la santé du foie : de bonnes nouvelles
La faiblesse immunitaire associée au VIH peut accélérer les dommages subis par le foie à cause du VHC. Puisque la multithérapie parvient à restaurer partiellement le système immunitaire, nombre de chercheurs se demandent si elle peut aider à atténuer indirectement les lésions hépatiques causées par le VHC. Les résultats d'une étude allemande laissent croire que c'est bien le cas.

  I CO-INFECTIONS: H. Unexpected liver damage—is ddI to blame?
Liver damage is not common in the average HIV positive person living in high-income regions who is not co-infected with hepatitis-causing viruses. Yet cases of unexplained liver disease have been reported in this population. To explore this issue, research teams in Spain and Italy collaborated in reviewing the health of their co-infected patients. Their findings suggest that exposure to the anti-HIV drug ddI (didanosine, Videx or Videx EC) may be the culprit.

  I CO-INFECTIONS : H. Des dommages inattendus au foie – faut-il blâmer le ddI?
Dans les pays à revenu élevé, il est inhabituel que le foie des personnes atteintes du VIH subisse des dommages à moins que celles-ci soient porteuses d'un virus pouvant causer l'hépatite. Il n'empêche que des cas d'insuffisance hépatique inexpliqués ont été recensés auprès de cette population. Pour explorer cette question, des chercheurs suisses et italiens ont collaboré à une évaluation de l'état de santé de leurs patients co-infectés. Leurs résultats laissent croire que l'exposition au ddI (didanosine, Videx), un médicament anti-VIH, pourrait être le coupable.

  I CO-INFECTIONS: I. The disturbing issue of HCV re-infection
Researchers in London, England, reviewed their database of HIV positive people to find out if there were any cases of renewed HCV activity after this virus had previously been cured. They found 227 cases of HCV infection in HIV positive men. Of those that had been successfully treated, 22 cases of another episode of HCV infection were noted. Twenty-one of these men denied injecting street drugs.

  I CO-INFECTIONS : I. La réinfection par le VHC : un enjeu troublant
Des chercheurs de Londres ont passé en revue leur base de données portant sur des personnes séropositives afin de repérer des cas où le VHC est redevenu actif après avoir été guéri dans un premier temps. Les chercheurs ont recensé 227 cas d'infection au VHC chez des hommes séropositifs. Sur tous les hommes ayant reçu un traitement efficace contre le VCH, 22 ont ensuite vécu un autre épisode de cette infection. Vingt et un de ces hommes ont nié avoir consommé de la drogue injectable.

  I CO-INFECTIONS: J. Predicting recovery from hep C
The standard of care for HCV infection is a combination of the following drugs: a long-lasting form of interferon called pegylated interferon (Pegasys or Pegetron); the nucleoside analogue ribavirin. These therapies have side effects and usually have to be taken for one year. After that time, an additional six months of observation is necessary before doctors can be sure that HCV is cured.

  I CO-INFECTIONS : J. Est-il possible de prévoir qui se remettra de l'hépatite C?
En ce qui a trait à l'infection au VHC, la norme de soins repose actuellement sur la combinaison des médicaments suivants : une forme d'interféron à longue durée d'action appelée interféron pégylé (Pegasys ou Pegetron); la ribavirine, un analogue nucléosidique antiviral. Ces médicaments ont des effets secondaires et le traitement doit habituellement durer un an. Après cette période, il faut six mois d'observation additionnels pour être certain que les patients atteints du VHC sont guéris. Le taux de guérison des personnes co-infectées par le VIH et le VHC est faible comparativement au taux de guérison des personnes infectées par le VHC seulement (mono-infection).

 TreatmentUpdate 167: April / May - Vol. 20, No. 3

English  Françias

  I NUTRITION: A. Chromium deficiency in HIV
According to the results of animal experiments, chromium appears to enhance the activity of the hormone insulin. This hormone is used to regulate blood sugar. When blood sugar levels are high, insulin, which is made by the pancreas gland, helps cells absorb sugar from the blood.

  I NUTRITION: A. La carence en chrome chez les personnes ayant le VIH
Le chrome peut être stocké dans la graisse et les muscles pendant deux semaines environ, alors que le foie et la rate peuvent en stocker pendant jusqu'à un an. Il semble que le corps excrète la plupart de ses réserves de chrome dans l'urine.

  I NUTRITION: B. Can chromium supplements help body shape?
A research team at Toronto General Hospital found a statistical link between low chromium levels in the blood and HIV infection, particularly in HAART users. The Toronto team also noted that some of the symptoms of chromium deficiency are similar to the metabolic problems—higher-than-normal levels of blood sugar and insulin and the weakened effects of insulin—in some HIV positive people. So the team later conducted a double-blind study with a modest dose of chromium vs. placebo in people with HIV infection.

  I NUTRITION: B. Les suppléments de chrome peuvent-ils atténuer les modifications de la forme corporelle?
Une équipe de recherche de l'Hôpital général de Toronto a découvert un lien statistique entre un faible taux de chrome dans le sang et l'infection au VIH, particulièrement chez les patients en multithérapie. L'équipe torontoise a également constaté que certains des symptômes d'une carence en chrome ressemblent aux problèmes métaboliques éprouvés par certaines personnes vivant avec le VIH (PVVIH), à savoir des taux de sucre sanguin et d'insuline anormalement élevés et l'affaiblissement des effets de l'insuline.

  II HORMONES: A. Ovaries—hormone troubles in some HIV positive women
Before HAART arrived, AIDS was seen as a fatal disease. And even though HAART most often prolongs survival in HIV positive people, it is hard to break the association between AIDS and death. Yet, as new and improved anti-HIV drugs become available and AIDS-related infections are no longer common, it is likely that PHAs and their doctors will make changes to how they view a diagnosis of HIV infection, at least in high-income countries. This may mean that plans and dreams that were postponed or shelved can now be realized by PHAs.

  II HORMONES: A. Les ovaires—des problèmes hormonaux chez certaines femmes séropositives
Avant l'arrivée de la multithérapie, le sida était perçu comme une maladie mortelle. Et, bien que la multithérapie réussisse le plus souvent à prolonger la vie des PVVIH, il est difficile de briser l'association entre le sida et la mort. Pourtant, à mesure que de nouveaux médicaments améliorés arrivent sur le marché et que les infections liées au sida se font plus rares, il est probable que les PVVIH et leurs médecins modifieront leur perception d'un diagnostic du VIH, du moins dans les pays à revenu élevé. Des projets et des rêves qui avaient été reportés ou mis sur la tablette pourraient donc maintenant être réalisés par les PVVIH.

  III CO-INFECTIONS: A. Hepatitis C virus—some background information
Hepatitis C virus (HCV) is spread by exposure to infected blood. The following behaviours, which can expose a person to infected blood, can help spread HCV: sharing unsterilized needles or other equipment used for injecting drugs; sharing unsterilized tattooing needles; sharing straws for snorting drugs; sharing razors, toothbrushes and nail clippers; In general, HCV does not appear to be commonly transmitted between HIV negative men and women during sex.

  III CO-INFECTIONS: A. Le virus de l'hépatite C—quelques renseignements de base
Le virus de l'hépatite C (VHC) se transmet lors des expositions à du sang contaminé. Puisque les comportements suivants peuvent exposer une personne à du sang contaminé, ils peuvent faciliter la transmission du VHC : le partage d'aiguilles non stérilisées ou d'autre matériel pour s'injecter de la drogue; le partage d'aiguilles de tatouage non stérilisées; le partage de pailles pour inhaler de la drogue; le partage de rasoirs, de brosses à dents ou de coupe-ongles. En général, il semble que le VHC ne se transmette pas fréquemment durant les rapports sexuels entre les hommes et les femmes séronégatifs pour le VIH.

  III CO-INFECTIONS: B. Liver damage occurs early in hepatitis C infection
Hepatitis C virus (HCV) appears to be an emerging co-infection among some HIV positive men who have sex with men (MSM). In HIV positive MSM, HCV is usually acquired after HIV infection. And, in these cases, it appears that HCV is spread through unprotected anal sex, or perhaps undisclosed injection drug use. Whatever the route of infection in MSM, further study is needed to better understand how HCV infection occurs.

  III CO-INFECTIONS: B. Les lésions hépatiques se produisent tôt chez les personnes infectées par l'hépatite C
Il semble que la co-infection par le virus de l'hépatite C (VHC) soit en train de devenir plus fréquente chez certains hommes vivant avec le VIH qui ont des rapports sexuels avec d'autres hommes (HRSH). Chez les HRSH porteurs du VIH, le VHC est habituellement contracté après l'infection par le VIH. De plus, dans ces cas, il semble que le VHC se transmette lors des rapports sexuels anaux non protégés ou, peut-être, à la suite d'une utilisation non divulguée de drogues injectables. Quel que soit le mode de transmission, d'autres études sont nécessaires pour mieux comprendre comment l'infection par le VHC se produit.

  III CO-INFECTIONS: C. Changes to fats and sugar in the blood because of hepatitis C
Researchers with the American AIDS Clinical Trials Group (ACTG) conduct clinical trials with HIV positive participants. In one study, ACTG 5095, researchers compared the anti-HIV effects of different combinations of medications. They also analysed blood samples from HCV positive study volunteers for changes in lipids and sugar. Their findings, from a study of about 1,000 participants, suggest that HCV infection appears to be linked to an increased risk of pre-diabetes and diabetes.

  III CO-INFECTIONS: C. Des changements dans les lipides et le sucre sanguins à cause de l'hépatite C
Les chercheurs affiliés à l'American AIDS Clinical Trials Group (ACTG) réalisent des essais cliniques auprès de participants vivant avec le VIH. Dans le cadre d'une étude, soit l'ACTG 5095, les chercheurs ont comparé les effets anti-VIH de différentes combinaisons de médicaments. Ils ont également analysé des échantillons de sang prélevés chez des volontaires atteints du VHC afin de détecter des changements dans les taux de lipides et de sucre. Les résultats obtenus auprès d'un millier de participants laissent croire que l'infection au VHC est liée à un risque accru de prédiabète et de diabète.

 TreatmentUpdate 166: March - Vol. 20, No. 2

EnglishFrançias  

  I ANTI-HIV AGENTS: A. Introduction
At the annual Conference on Retroviruses and Opportunistic Infections (CROI), North America's premier HIV/AIDS scientific conference, cutting-edge research findings are usually presented and controversial treatment and prevention issues debated. The 15th annual CROI, held in Boston February 3-6, 2008, was no stranger to controversy, as the results of a large database analysis called DAD raised questions about the safety of the commonly used nucleoside analogue abacavir (Ziagen).

  I AGENTS ANTI-VIH : A. Introduction
Chaque année, à l'occasion de la Conférence sur les rétrovirus et les infections opportunistes (CROI), le plus important congrès nord-américain sur le VIH/sida, des recherches de pointe sont présentées et des questions controversées liées au traitement et à la prévention sont débattues. La 15e CROI, qui s'est déroulée du 3 au 6 février 2008 à Boston, a été colorée par la controverse lorsque les résultats d'une étude appelée DAD ont soulevé des préoccupations concernant l'innocuité de l'abacavir (Ziagen), un analogue nucléosidique couramment utilisé.

  I ANTI-HIV AGENTS: B. Controversial findings on abacavir and heart attacks
Abacavir (Ziagen) is a commonly used anti-HIV drug that belongs to a family of medicines called nucleoside analogues, or nukes.

  I AGENTS ANTI-VIH : B. L'abacavir et le risque de crise cardiaque : des résultats controversés
L'un des inconvénients de certains analogues nucléosidiques réside dans leur tendance à provoquer la lipoatrophie—un processus caractérisé par la fonte de la couche graisseuse située directement sous la peau (graisse sous-cutanée). Toutefois, l'abacavir n'est pas associé à la fonte de graisse lorsqu'il est utilisé seul ou en combinaison avec le 3TC (dans Kivexa). En fait, les patients sous abacavir pourraient même connaître une augmentation du volume de graisse dans leurs membres.

  I ANTI-HIV AGENTS: C. Lopinavir and ritonavir (Kaletra) tablets get tested
Putting more than one medication in one pill is a process called co-formulation. Having more than one medication in a pill reduces the overall number of pills that a person needs to take every day; therefore, co-formulation should result in improved adherence. Co-formulation will become increasingly common in high-income countries as pharmaceutical manufacturers realize that people prefer to take as few pills as possible. The combination of two drugs, lopinavir and ritonavir (Norvir), in one capsule or tablet is called Kaletra.

  I AGENTS ANTI-VIH : C. Les comprimés du lopinavir-ritonavir (Kaletra) sont mis à l'épreuve
Le processus qui consiste à renfermer plus d'un médicament dans une seule pilule s'appelle la co-formulation. Lorsqu'une seule pilule contient plus d'un médicament à la fois, cela réduit le nombre total de pilules que les patients doivent prendre quotidiennement, ce qui devrait favoriser une meilleure observance thérapeutique (fidélité au traitement). Sachant que les patients préfèrent prendre le moins de pilules possible, les fabricants de produits pharmaceutiques des pays à revenu élevé ont de plus en plus recours à la technique de la co-formulation de nos jours.

  I ANTI-HIV AGENTS: D. A note about clinical trials
For the past several years, the co-formulation of lopinavir and ritonavir, called Kaletra, has been the leading anti-HIV agent, at least when it comes to protease inhibitors. Manufacturers of other anti-HIV drugs conduct clinical trials of their drugs vs. lopinavir/ritonavir to try to show that the competing drug is as good as or perhaps even better.

  I AGENTS ANTI-VIH : D. Un mot au sujet des essais cliniques
Depuis plusieurs années, la co-formulation du lopinavir et du ritonavir, soit Kaletra, est l'agent anti-VIH le plus utilisé, du moins en ce qui concerne les inhibiteurs de la protéase. Les fabricants d'autres médicaments anti-VIH réalisent des essais cliniques pour comparer leurs produits au lopinavir/ritonavir afin de montrer que leurs molécules sont aussi sinon plus efficaces que Kaletra.

  I ANTI-HIV AGENTS: E. The Castle study: lopinavir vs. atazanavir
Drug companies are constantly trying to devise interesting names for clinical trials, and now we present one such study, called Castle, that compared effects of lopinavir/ritonavir to atazanavir (Reyataz)/ritonavir.

  I AGENTS ANTI-VIH : E. L'étude Castle : le lopinavir contre l'atazanavir
Les compagnies pharmaceutiques tentent constamment de donner des noms intéressants à leurs essais cliniques. Dans le cadre d'un tel essai, nommé Castle, on a comparé les effets de la combinaison lopinavir/ritonavir à ceux de la combinaison atazanavir (Reyataz)/ritonavir.

  I ANTI-HIV AGENTS: F. Is PF-232798 a possible successor to maraviroc?
Maraviroc (Celsentri) is the first of a new family or class of anti-HIV medicines called entry inhibitors. Maraviroc works by blocking an important receptor, called CCR5, found on the surface of cells. By blocking or covering up this receptor, maraviroc prevents HIV from entering and infecting the cell.

  I AGENTS ANTI-VIH : F. Le PF-232798 pourrait-il prendre la relève du maraviroc?
Le maraviroc (Celsentri) est le premier membre d'une nouvelle famille de médicaments anti-VIH appelés inhibiteurs de l'entrée. Le maraviroc agit en bloquant l'accès du VIH à un récepteur important appelé CCR5 qui se trouve sur la surface des cellules. Lorsque l'accès à ce récepteur est bloqué, le VIH est incapable d'entrer dans la cellule et de l'infecter.

  I ANTI-HIV AGENTS: G. Receptor blocker (SCH 532706) enters clinical trials
Another compound that can block the CCR5 receptor is called SCH 532706. Made by Schering Plough, this drug has been tested at a dose of 60 mg twice daily and when taken with the booster ritonavir (Norvir) it may have potential for once-daily dosing. This is because ritonavir raises levels of SCH 532706 in the blood for prolonged periods.

  I AGENTS ANTI-VIH : G. Un essai clinique sur un antagoniste du récepteur CCR5 débute
Le SCH 532706 est un autre composé qui peut bloquer le récepteur CCR5. Fabriqué par la compagnie Schering Plough, ce médicament a été éprouvé à raison de 60 mg deux fois par jour. S'il est pris avec une dose potentialisante de ritonavir (Norvir), il se peut que le SCH 532706 puisse être utilisé une seule fois par jour parce que le ritonavir fait augmenter le taux de SCH 532706 dans le sang et le maintient ainsi pendant longtemps.

  I ANTI-HIV AGENTS: H. Vicriviroc
In the clinical trial Victor-E1, researchers from 12 countries recruited 116 participants, all of whom used the three common groups of anti-HIV medications: nucleoside analogues (nukes); non-nucleoside analogues (NNRTIs or non-nukes); protease inhibitors. Due to exposure to these drugs, all participants had HIV that had a degree of resistance to these three types of medications.

  I AGENTS ANTI-VIH : H. Le vicriviroc
Aux fins de l'essai clinique Victor-E1, des chercheurs de 12 pays différents ont recruté 116 participants séropositifs qui utilisaient tous des médicaments appartenant aux trois familles de médicaments anti-VIH les plus courantes : analogues nucléosidiques (INTI); analogues non nucléosidiques (INNTI); inhibiteurs de la protéase. À cause de l'exposition à ces différents médicaments, le VIH de tous les participants présentait un certain degré de résistance à ces trois types de médicaments.

  The elusive AIDS vaccine
In the 25 years since HIV was discovered, researchers have made many strides in the fight against AIDS. One notable advance was the development of combination therapy for HIV. This has led to prolonged survival for HIV positive people who have access to and who can adhere to these medications.

  L'élusif vaccin antisida
Au cours des 25 années écoulées depuis la découverte du VIH, les chercheurs ont fait beaucoup de progrès dans la lutte contre le sida. Une avancée notoire fut la mise au point des médicaments faisant partie des multithérapies antirétrovirales. Ces traitements contribuent à prolonger la survie des personnes vivant avec le VIH qui y ont accès et qui réussissent à rester fidèles à leur traitement.

  Swiss guidelines take a troubling turn
In February 2008, the Swiss National AIDS Commission published an article about safer-sex practices. Specifically, the Commission stated that HIV-positive people are not at risk for transmitting HIV to their partners if they meet all of the following requirements: they are adherent to highly active antiretroviral therapy (HAART); their viral load in the blood is consistently below the lower level of detection (usually 50 copies in Canada and 40 copies in Switzerland); they are in a “stable relationship”; they do not have any sexually transmitted infections (STIs). Readers should note that the Swiss Commission's statements about unprotected sex are based on opinion and not fact.

  Les lignes directrices suisses prennent un virage troublant
En février 2008, la Commission fédérale pour les problèmes liés au sida de la Suisse a publié un article sur les pratiques sexuelles à risque réduit, ce qu'on appelle couramment le sécurisexe. Spécifiquement, selon la commission, il n'y a pas de risque de transmission sexuelle du VIH si les personnes séropositives répondent à tous les critères suivants : elles suivent fidèlement une multithérapie antirétrovirale; leur charge virale sanguine se situe de façon constante sous le seuil de détection le plus faible (habituellement 50 copies au Canada et 40 copies en Suisse); elles font partie d'un « couple stable »; elles n'ont pas d'infections transmises sexuellement (ITS). Nos lecteurs devraient noter que les affirmations de la commission suisse au sujet des relations sexuelles non protégées sont fondées sur des opinions et non sur des faits.

 TreatmentUpdate 165: January - Vol. 20, No. 1

EnglishFrançias  

  I ANTI-HIV AGENTS: A. Using only lopinavir/ritonavir (Kaletra)
The availability of highly active antiretroviral therapy (HAART) in the mid-1990s was eagerly greeted by people with HIV/AIDS (PHAs) and their doctors because for the first time in the history of AIDS there was real hope for survival. After the initial euphoria, hope became tempered as the complexities of HAART became apparent. Early HAART regimens often had difficult food and water requirements. Moreover, some therapies, such as indinavir (Crixivan), had to be taken every eight hours.

  I AGENTS ANTI-VIH : A. Le lopinavir/ritonavir (Kaletra) tout seul
L'arrivée de la multithérapie antirétrovirale, au milieu des années 90, a été accueillie à bras ouverts par les personnes vivant avec le VIH (PVVIH) et leurs médecins parce que, pour la première fois dans l'histoire du sida, il y avait lieu d'espérer qu'on pouvait survivre à la maladie. Après l'euphorie initiale, les espoirs se sont refroidis quelque peu lorsque les complexités de la multithérapie sont devenues apparentes. Les premières multithérapies comportaient souvent des contraintes exigeantes en ce qui avait trait à l'eau et à la nourriture. De plus, il fallait prendre certains médicaments, tel l'indinavir (Crixivan), toutes les huit heures.

  I ANTI-HIV AGENTS: B. A trial of Kaletra monotherapy
Researchers at several clinics in Spain recruited 205 HIV positive volunteers (20% female, 80% male) for a trial of monotherapy with lopinavir/r (Kaletra). The average profile of participants was as follows: age – 42 years; CD4+ count – 474 cells; 45% previously had symptoms of AIDS. Before entering this study, all volunteers had been taking lopinavir/r and either two nucleosides analogues or one nuke and one nucleotide analogue (tenofovir, Viread). As a result, their viral loads had been suppressed below the 50-copy mark for about a year and a half.

  I AGENTS ANTI-VIH : B. Un essai sur Kaletra en monothérapie
Des chercheurs oeuvrant dans plusieurs cliniques d'Espagne ont recruté 205 volontaires vivant avec le VIH (20 % de femmes, 80 % d'hommes) pour un essai sur une monothérapie au lopinavir/r (Kaletra). Le profil moyen des participants était le suivant : âge – 42 ans; compte des CD4+ – 474 cellules; 45 % des participants avaient éprouvé des symptômes du sida précédemment. Avant de s'inscrire à l'étude, tous les volontaires utilisaient Kaletra en association avec deux analogues nucléosidiques ou bien un analogue nucléosidique et un analogue nucléotidique (ténofovir, Viread).

  I ANTI-HIV AGENTS: C. Considering monotherapy
To date, several studies have been done using lopinavir/r as the sole treatment in a regimen for selected HIV positive people. These trials have generally produced favourable results. However, monotherapy with lopinavir/r or any other therapy is still experimental.

  I AGENTS ANTI-VIH : C. L'option de la monothérapie—des points à prendre en considération
Jusqu'à présent, plusieurs études ont porté sur le lopinavir/r (Kaletra) en monothérapie chez certaines personnes séropositives. De façon générale, ces études ont donné des résultats favorables. Il reste cependant que la monothérapie à Kaletra, ainsi que toute autre monothérapie, est expérimentale.


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